Nîmes, septembre 2017.
1/08/2018
10/08/2017
10/03/2017
L'horoscope du lundi
Déprimons-nous de nos peaux de remords
Goûtons émus le frais de nos bouches
Qu'enfin l'un contre l'autre cognent nos cœurs.
Goûtons émus le frais de nos bouches
Qu'enfin l'un contre l'autre cognent nos cœurs.
10/02/2017
10/01/2017
Château Lafon-Rochet, Saint-Estèphe. 1985.
La grande occasion
avec quelques kilomètres au compteur
vaut-elle l'affaire,
vaut-elle le prix ?
On hésite, on hésite
attention, elle peut partir aussi.
avec quelques kilomètres au compteur
vaut-elle l'affaire,
vaut-elle le prix ?
On hésite, on hésite
attention, elle peut partir aussi.
Bondage
Repos, répit
la faute, la nôtre
a un goût de sel
s'éloigne, m'étourdit.
La faute à personne
fout lui la paix à la fin
parce que dans le fond,
elle t'allait bien.
Que la vie est étrange
que la leçon est dure
de sans cesse s'améliorer
démaquer l'imposture.
Surtout celle à soi-même
surtout quand elle est belle
si parfaitement ajustée
que pieds et poings liés, j'y serai allée.
la faute, la nôtre
a un goût de sel
s'éloigne, m'étourdit.
La faute à personne
fout lui la paix à la fin
parce que dans le fond,
elle t'allait bien.
Que la vie est étrange
que la leçon est dure
de sans cesse s'améliorer
démaquer l'imposture.
Surtout celle à soi-même
surtout quand elle est belle
si parfaitement ajustée
que pieds et poings liés, j'y serai allée.
9/18/2017
Luv Battle
Juste une confirmation - Va chier
Que tu vas bien - La meilleure défense c'est l'attaque
Que tu es bien rentré - Prêt à tout pour gagner la bataille
Et peut-être, tiens à moi - Sans savoir ce que tu risques de perdre
Comme je tiens à toi - Parce que tu l'ignores encore
Que tu es bien rentré - Prêt à tout pour gagner la bataille
Et peut-être, tiens à moi - Sans savoir ce que tu risques de perdre
Comme je tiens à toi - Parce que tu l'ignores encore
9/17/2017
9/08/2017
Insomnia
J'ai de belles insomnies
des insomnies d'ennui
alors je laisse passer le temps
qui souffle et guérit.
Plein de points sur ma carte
la fidélité du sommeil
se cumule en capitale
acquise et volée à la nuit.
des insomnies d'ennui
alors je laisse passer le temps
qui souffle et guérit.
Plein de points sur ma carte
la fidélité du sommeil
se cumule en capitale
acquise et volée à la nuit.
Le cœur de maman
Un cœur bien partitionné
rebondit et rutilant
garance au possible
bien vivant, bien vivant
rebondit et rutilant
garance au possible
bien vivant, bien vivant
8/06/2017
Une simple petite image en trois petites lignes #10
Un whisky,
un Alka-seltzer.
Impeccable.
(Plérin, jour 2)
un Alka-seltzer.
Impeccable.
(Plérin, jour 2)
Une simple petite image en trois petites lignes #9
Porte d'Ivry
noyade de béton
perdurent les baies pourpres aux buissons.
noyade de béton
perdurent les baies pourpres aux buissons.
7/17/2017
Une simple petite image en trois petites lignes #8
Une rivière de rails
Une cascade de ponts
Aller au turbin.
Une cascade de ponts
Aller au turbin.
7/16/2017
Extrait de scénario #9
EXT. JOUR - COUR DE RECRÉE DES MATERNELLES
- Et tu crois que ça vaut la peine?
- Je sais pas. Si on est logique, ça finira mal parce que à la fin, on meurt. Mais entre temps, avant, on peut s'aimer.
Super Nana - Michel Jonasz
Y a comme un mot d'amour
qui flotte au-dessus du HLM
Par la fenêtre d'une tour une personne
qui est personne
le regarde en pensant
que c'est pour elle
pour elle, pour elle
Saisir au vol
le papier ondulant
(bercé) par la brise
(choyé) par le vent
qui flotte au-dessus du HLM
Par la fenêtre d'une tour une personne
qui est personne
le regarde en pensant
que c'est pour elle
pour elle, pour elle
Saisir au vol
le papier ondulant
(bercé) par la brise
(choyé) par le vent
6/01/2017
Coq
Elles ronflent mes oreilles,
mais ce n'est pas de ma faute si je veille.
Tiens, prends ma cheville dans ta main,
doucement la dessine, va et vient.
J'ai le temps de voir passer les nuages sur le bleu foncé.
Qu'il fût long à venir mais la brise le murmure, Été.
J'attrape le bloc, les feuilles, le papier-crayon
et commence à coucher l'incouchable,
de ce désir, de cette union.
mais ce n'est pas de ma faute si je veille.
Tiens, prends ma cheville dans ta main,
doucement la dessine, va et vient.
J'ai le temps de voir passer les nuages sur le bleu foncé.
Qu'il fût long à venir mais la brise le murmure, Été.
J'attrape le bloc, les feuilles, le papier-crayon
et commence à coucher l'incouchable,
de ce désir, de cette union.
5/13/2017
5/06/2017
A ton image
De la nuit
tu m'diras
ce qui va pas chez moi
C'est le gris
c'est la voix
c'est tout ce qui n'est pas toi
C'est sucré
ou salé
c'est pas un Sélecta
Prends tes bask
descend de là
enlève un peu de ça.
tu m'diras
ce qui va pas chez moi
C'est le gris
c'est la voix
c'est tout ce qui n'est pas toi
C'est sucré
ou salé
c'est pas un Sélecta
Prends tes bask
descend de là
enlève un peu de ça.
Unique est son chant (Joseph Campbell)
Mon amour
Mon pays adoré
Ne crains rien
Car tu m'emportes avec toi
Et ranimes
Mon inconsolable être
D'avoir été
Tant d'années,
Tant d'années,
De silencieuses années,
Dans l'attente de ce matin.
Mon amour
Mon pays adoré
J'aime ton drapeau
J'aime ton chant
Les dernières étoiles s'éteignent
Regarde-les mourir à la fenêtre
Mais arrive enfin ce jour.
Et c'est à moi de te relever
Regarde-les mourir à la fenêtre
Mais arrive enfin ce jour.
Et c'est à moi de te relever
A mes bras de te serrer
A mon cœur de te guider
Pour que se déploie à son tour
Pour toutes les créatures
Ton universel amour.
Pour que se déploie à son tour
Pour toutes les créatures
Ton universel amour.
4/18/2017
3/31/2017
Des mots du ventre rond
Couloirs de carrelage
bouton serré sur veston
Je l'ai sur les lèvres.
Un croustillant rire d'enfant
des pleurs de bohème,
rose aux joues des passants
Terrasses d'abeilles.
Dire pour une fois que t'es belle
ça change un réveil
ça change un amant
et sa tour Eiffel.
bouton serré sur veston
Je l'ai sur les lèvres.
Un croustillant rire d'enfant
des pleurs de bohème,
rose aux joues des passants
Terrasses d'abeilles.
Dire pour une fois que t'es belle
ça change un réveil
ça change un amant
et sa tour Eiffel.
3/19/2017
Instantané #4
Elle se souvient de ce moment précis. Le moment où elle a su
qu’elle l’aimait. Un matin tout tranquille, un samedi de printemps. On est chez
ses parents. On se lève, il fait beau et on se prépare un petit déjeuner. Tout
est là sur la table du jardin aux herbes encore hautes. Elle est déjà amoureuse
de lui, mais là, ils ne se disent rien. Ils se sourient en silence et ils
mangent. Et elle comprend qu’elle l’aime, que c’est aussi simple que ça d’aimer.
Elle aime l’être humain assise en face d’elle.
Plus tard, en y repensant, elle est émue de la simplicité de
ce moment, de ce qu’elle a ressenti. Ça n’était jamais arrivé, juste, comme ça.
Mais il y a toujours la pointe d’un sentiment qu’elle n’arrive pas à identifier
clairement. Elle en ressent juste l’ombre.
Cette nuit, elle met un mot dessus car elle n’a plus le
filtre du respect. Elle a surtout besoin de celui de la vérité, de sa vérité.
Cette impression autre, incongrue, c’est de l’ennui.
L'inconu de l'hôtel
L’autre a toussé derrière le mur.
Mes yeux ne pouvaient plus se refermer.
Et j’ai dansé avec les ombres jusqu’à ce que j’aspire les
lueurs du matin.
3/05/2017
Hippocrate
J'ai trop de cœur il m'a dit
Je réfléchis trop et mal
Je reste sur le négatif
Je porte toute la souffrance du monde sur mes épaules paraît-il
Et ça se voit
J'ai l'air crevée
J'ai un léger surpoids
Les garçons font des trucs limites maintenant
Je ne fais pas de trucs bizarre de ma sexualité
J'ai besoin d'une prise de sang
Ça va aller ma grande.
Whatever
La poudre de lait se déverse en fine couche sur le périphérique.
L'herbe est couchée, brossée par un peigne blanc.
Difficile parmi les conversations,
les regards de givre, de tendre vers le tendre dans l'autre qui partage le terrain.
On s'en tient aux faits
on se dit pas qu'est-ce que tu deviens?
La politesse enferme
mais c'est tout ce qui nous reste de l'ère où nous étions humains.
2/27/2017
5/17/2015
Instantané #3
Hier soir, la voiture les ramenait à
la maison. Il devait être deux heures. Elle avait l'impression
d'avoir l'esprit clair, dégagé. Lui, il prenait la claque de
l'alcool en pleine tête, lui montant dans le sang, de partout.
Retour silencieux, pesant. Phase tranchante, dérangeante aussi. Un
peu comme l'atmosphère bancale qui s'était installée à la soirée.
Elle savait déjà qu'elle n'aurait pas dû en parler mais c'était
trop tard. Le sentiment d'exclusion qu'elle avait ressenti s'était
cristallisé sur le comportement pour le moins dissolu qu'il avait eu
ce soir-là. L'avait-il embrassé ? Elle avait tourné la tête
volontairement à ce moment, dans un excès de confiance. Mais elle
voyait bien qu'il essayait d'obtenir satisfaction auprès de cette
fille pour quelque chose. C'est cela qui avait crée le doute. Est-ce
qu'il la voyait le regarder d'un œil noir dans le brouillard de son
action ? Elle n'en savait rien. Une fois remontés à
l'appartement, l'alcool avait pris toute la place. Il la regardait
d'un air fou, bougeait dans tous les recoins de la pièce, tapait les
meubles au passage, les portes, balançant les fringues. Elle ne
pouvait plus rien contrôler alors elle le laissait se dépêtrer
tout seul. De toutes façons, il devait la haïr à cet instant et
elle avait peur que ça dérape. Lorsqu'elle lui avait trouvé du
feu, il lui avait dit que si elle n'était pas contente de son
comportement, elle n'avait qu'à retourner avec son ex et qu'il
fallait qu'elle arrête de le faire chier. Sur ce, il était resté
dans la cuisine et elle est allée se coucher, abasourdie et calmée
de douleur. Elle n'avait quasiment pas dormi, ayant mal au cœur à
cause des effluves d’alcool. Ils ne s'étaient rien dit lorsqu'il
est venu se coucher. Le lendemain, elle était triste de ça, désolée
de voir que c'est si difficile d'être bien à deux. Qu'il y a
toujours des reproches à faire, que l'on ne faisait que passer de
l'un à l'autre comme on superpose des couches à un mille feuille.
Tous les états d'âmes étaient là et l'on passait seulement de
l'un à l'autre. Elle regrettait de lui avoir parlé comme cela, ça
n'avait servi à rien. En rentrant vers l'appartement après une
longue marche silencieuse, ils s'étaient retrouvés devant un magasin de sport. Les
vitrines n'étaient pas encore faites et deux mannequins, un homme et
une femme s'y trouvaient, nus dans l'obscurité. A cet instant, elle
aurait voulu être le mannequin de ce magasin.
3/22/2015
1/05/2015
11/07/2014
11/06/2014
Instantané #2
La petite fille aux pois
Se regarde dans la vitre
Son chignon est bien fait
Elle mouille ses lèvres
Révise une page de mathématiques
Baisse les yeux, serre les dents.
Se regarde dans la vitre
Son chignon est bien fait
Elle mouille ses lèvres
Révise une page de mathématiques
Baisse les yeux, serre les dents.
9/08/2014
Une simple petite image en trois petites lignes #7
Dans la maison de Noirmoutier
Tube d'Apaisyl, 2009
On voit qu'Odile n'est plus là.
Tube d'Apaisyl, 2009
On voit qu'Odile n'est plus là.
Instantané
La chatte rapporte une souris. Elle miaule.
Cette fois, je sais pourquoi.
Ma mère la retrouve. Elle la félicite et la caresse.
La chatte miaule encore en tournant à ses jambes.
Autour d'elles, le jardin, entre tomates, fraises et roses.
Dans le dos, le soleil de huit heures qui commence à raser la maison.
Et mon oreille qui écoute mon père. Mon père qui parle de bateaux, de chantiers, de navale.
De collègues perdus et retrouvés. Il dit cela et on partage une bière.
C'est le jour où quitter le nid, c'est bientôt le départ pour Paris.
Et ils le savent. A leur façon.
A la manière dont tous les parents regardent leur enfant lever le camp pendant qu'eux font le tri et disent adieu, les premiers, à de vieux papiers.
Cette fois, je sais pourquoi.
Ma mère la retrouve. Elle la félicite et la caresse.
La chatte miaule encore en tournant à ses jambes.
Autour d'elles, le jardin, entre tomates, fraises et roses.
Dans le dos, le soleil de huit heures qui commence à raser la maison.
Et mon oreille qui écoute mon père. Mon père qui parle de bateaux, de chantiers, de navale.
De collègues perdus et retrouvés. Il dit cela et on partage une bière.
C'est le jour où quitter le nid, c'est bientôt le départ pour Paris.
Et ils le savent. A leur façon.
A la manière dont tous les parents regardent leur enfant lever le camp pendant qu'eux font le tri et disent adieu, les premiers, à de vieux papiers.
Inscription à :
Articles (Atom)




