9/25/2012
Ce que tu es
9/18/2012
9/01/2012
8/31/2012
Mst
8/26/2012
De l'air
brûle l'étincelle vive des nouveaux baisers
irradie d'ambre chaud le dessin de ta bouche
courbe l'emploi du moi, froisse mes pensées souches.
C'est une aube dans la nuit, une étoile d'amandier
une foi qui se lève, d'un horizon à portée.
7/26/2012
Une simple petite image en trois petites lignes #3
Life on mars ? - David Bowie
6/20/2012
Ex-après-midi de plage avant l'automne
5/26/2012
Lettre de motivation #1
Sans titre
4/20/2012
Extrait de scénario # 6
Le fils : Qu'est-ce que tu fais ?
Mère : Moi, heu... (elle repose le joystick) J'utilisais la machine. (Elle a l'air désorientée, l'oeil hagard)
Le fils : Encore ? Tu l'as déjà fait ce matin avant de partir. Je t'ai vu.
Mère : (gênée) Et alors, c'est comme on veut non ? Y a pas de contre-indications, non ? C'est marqué dans le manuel...
Le fils : Oui mais tu sais bien. C'est préférable de ne s'en servir que pour les grandes occasions. Comme l'anniversaire de la mort de papa... Cette mémoire, il ne faut pas VIVRE au quotidien avec. Tu vas t'en rendre malade ! Et puis il faut avancer. Méla est petite encore, elle a besoin de toi.
Mère : (soupire) Je sais bien que tu as raison. (l'air dépitée, elle s'assoit, met sa tête entre les mains) Quelle idée, quelle idée ! Je n'aurais jamais dû l'acheter, jamais. Mais c'était trop tentant ! Avoir le souvenir exact d'un moment passé avec ton père, son étreinte... l'odeur de son pull gris, le picotement de sa barbe. Ses bras qui me serrent... (Elle le regarde maintenant et pleure) Je n'y arriverai jamais toute seule...
Le fils : Maman, moi aussi il me manque... mais je n'éprouve pas la même sensation dans ces bras virtuels. Celle que je garde, elle est là (il désigne sa tête) et là (son coeur). J'en suis sûr.. C'est pour ça que je ne veux plus m'en servir. Je ne veux pas être attaché à ce sentiment pour le revivre, je veux qu'il me porte au contraire.
Après un silence
Mère : Tu crois que… ils la reprendraient au magasin ?
Puits
Epines et ronces forment le matelas
Où dansent, dansent les filles de joie
Tout près du puits où la terre est noire
Coule l'amer sang d'oignon
Répandu à ton cou, sainte protection
Fait baver canines et panses à l'air.
3/13/2012
Une simple petite image en trois petites lignes #2
Un pur jus pressé
Révèle le sang de l'encrier
Satisfait toujours soifs et passions
12x12
Jamais plus je ne dirais o si doux jamais
Jamais plus tu ne me diras encore toujours
Une fois l'amour c'est déjà trop et contre tout
De commencer et d'en finir, j'en perds la suite
T'y retrouver, là où j'étais t'étais parti
Là où j'arrive tu as quitté esquisse l'éclipse
Compose le temps futur d'un imparfait présent
Un point c'est tout, circule virgule c'est une question
Nous dirons-nous, nous dirons-t-ils à vous de voir ?
Est ainsi fait de l'ambroisie que nous buvons
Une fois sur deux deux fois par mois c'est un chantier
Rien que des mots always des mots et des baisers.
La fleur isocèle
Dans un jour, tu ouvriras les bras
Réclamant au ciel ce qu'il t'avait promis,
Le silence sera ta seule réponse et la pose ankylosera tes membres.
Dans deux jours tu trembleras de tout ton être
Refusant sans répit l'injustice, le parjure fait à ta chaire.
Mais dans trois jours à l'aube de la défaite, tu relèveras le genou
Il quittera la terre car plus tu le cries, plus tu te viendras en aide.
3/02/2012
Ne paie pas de mine mais vaut de l'or
Lorsque l'on va me demander, qu'est-ce que c'est ? Je dirais, c'est un bagage, une vieille valise cartonnée. Ils n'y prêteront que peu d'attentions à cause de son aspect extérieur : marron, un peu écornée, quelques clous brillants aux angles. Bref, une valise, la plus banale qui soit.
Ils ne sauront jamais sa valeur, qu'elle même se plaît à ignorer. Ils ne pourront pas comprendre l'attachement viscéral pour cet objet, si peu parlant de prime abord. Elle seule a compris, a vu au-delà de la boîte et aime cette boîte. Elle la protège le plus jalousement du monde et sans que cela se sache, défiant chaque jour un peu plus le bon sens, la raison. Elle sait qu'il n'y en a pas partout des comme cela. Elle lui a donnée ce surnom « Ne paie pas de mine mais vaut de l'or ».
Accident de reflet
Depuis plusieurs jours, crème après crème, fioritures après fioritures, maquillage, poudre, rien n'y fait. Le miroir le dit un peu trop fort pour ne pas l'entendre. Entre fait et sentiment, il me torture à coup de « vieille » et « pas belle », se posant là, tremblants de haine. Je n'y peux rien, c'est inutile d'aller contre. C'est un accident, un reflet de personne qui me sonde maintenant.
2/25/2012
Une simple petite image en trois petites lignes (J.Kerouac) #1
Dans le ciel et dans les bois
C'est une énigme foulée au pas
Dites moi donc, où meurent les avions ?
(Rare) Alunir, atterrir, se poser sur la lune. (Terme condamné par l'Académie des sciences et l'Académie française)
Sur une largeur de 150 cm, enlevez retirez un premier bloc sans sommeil de 75cm et approximativement 180 en hauteur, sur un total de 210.
Dans le même temps, se défaire de 6 litres de sang, une langue, deux bras, un gros orteil abîmé, un front frais, des mains alunées sur l'autre bloc > 60 x 150 H.
Reste au mitan de ces 3,15 m2 un bloc rectangulaire de 0,9 m2 interdit, qui se demande pourquoi il est nu, pourquoi il a froid.
2/02/2012
Passe l'hiver - Dominique A
Aujourd'hui, j'embrasse le vent du Nord, le ciel paraffiné de nuages aux lacrymales incertaines
J'embrasse la ville, ceux qui la traversent, son oubli, insouciante d'elle-même
Aujourd'hui j'ai l'âme russe, je voudrais que gèle la Loire et s'y fixe l'effrayante congère, mêlant aux joies de la blanche rigueur, l'horreur de ceux qui ne passeront pas l'hiver.
Aujourd'hui enfin, j'embrasse un mois reflet d'un nom, j'embrasse le premier février sur le front.
1/27/2012
1/13/2012
Lieu #1
C'était au milieu de la balade. La neige fondante résistait mollement là où se fixait l'ombre. Nous étions tous absorbés par nos pensées, les unes gaies, les autres moins. La mousse recouvrait les branches laissées au sol en tas et s'éternisait aussi sur les pierres si peu approchées. Un endroit presque vierge, un endroit rêvé. Peu à peu, nous entrâmes sous les sapins, dans une forêt préconçue et ordonnée. L'air y était frais comme dans un frigidaire. A chaque pas, les frottements de nos pieds sur les épines devenaient plus intensément perçants tandis que, le chant des oiseaux et le vent s'éloignaient de plus en plus loin. Arrivés au milieu du bois, le silence devint total. Plus personne ne bougeait. La lumière comme l'horizon était basse et blanche. Tout ce que nous pouvions entendre désormais tenait dans nos souffles surpris, trahis par des battements de coeurs qui tentaient de se communiquer la même émotion. Comme pris par la panique d'avoir nagé trop loin du rivage en réalisant la profondeur sous nos pieds, les regards se croisèrent pour chercher le chemin au bord de la plantation. Le temps de remarquer des traces d'animaux à nos pieds, déjections ou régurgitations. Quelque part, nous n'étions que des visiteurs, étrangers d'un lieu visiblement pas fait pour nous.
1/04/2012
Extrait de scénario # 5
Elle était debout, son regard le transperçait. Sa cigarette finie, elle vida son verre avant de s'avancer vers lui, toujours en le fixant. Elle savait quoi lui demander et comment, mais bien-sûr, elle hésita. Enfin, elle donna l'air d'hésiter un peu pour ne pas lui donner l'impression que son affaire était réglée.
Je voudrais t'embrasser, lui dit-elle.
Il ne dit pas grand chose et, docile, se laissa conduire dans une pièce un peu à l'écart. Il faisait sombre et la musique semblait comme étouffée par l'obscurité. Il s'approcha, la saisit par la taille et sans plus de cérémonie, l'embrassa. La position verticale bizarrement, n'était pas la meilleure dans ce cas-là. Pour y remédier, ils s'allongèrent d'un même mouvement sur le parquet jonché de vêtements et encore moins confortable, mais qui semblait plus adéquat. Quelque chose ne collait toujours pas. En ce concentrant, elle essayait de retenir son attention sur ce qu'elle était en train de faire, sur ses lèvres, sa langue, son taux d'humidité, sa texture. Mais très vite, elle compris. Elle n'aimait pas ce baiser, l'écourta et sortit de la pièce aussi simplement qu'elle y était venue.
12/24/2011
Une Pierre
Ça fait mal, t’en pleurerais
La détresse à l’intérieur qui s'épanche et inonde ton lit, ton blouson, tes manches
Les coups de barres tu connais
Quand les mots résonnent dans ton crâne, cognent les parois, se divisent en fractales
Le genou à terre que tu poses
Le corps qui te quitte, pend inutilement
Il meurt, tu voudrais bien le suivre sauf que c’est pas si simple, pas si rapide
Un sursaut, un souvenir et c’est la lumière qui te fait sourire
Quand déjà, lame de fond, sonne l’alarme du prochain canon.
12/22/2011
I'm thru' with love - Marilyn Monroe
Elle dit qu'importe ! Elle dit il faut ! Elle se fait un devoir, y met son honneur, son coeur, sa raison. Elle l'espère bien et communique, aux âmes blessées son besoin d'aimer.
Caché dans les romans, les histoires. Celles des cinémas, du film du dimanche soir. Celles aussi qu'on nous racontait petites.
Et même elle dit, et même s'il me quitte.
Et pourtant elle insiste, le coeur n'a pas d'âge.
Elle voudrait bien un jour ravir, une figure, un costaud, un poète.
Le 21ème siècle peut bien passer, le téléphone et Internet comme des fous grésiller.
C'est son destin, maintenant elle le sait, que d'aimer, beaucoup aimer.
12/15/2011
The Saddest music in the world - Guy Maddin
Quelques rêves plus loin, j'habiterais bien oui, quelques rêves plus loin
Si j'avais la force, d'y courir enfin
D'arrêter, de jouer la pose
Chavirer soudain, mettre un pied à terre, et sentir ta main
Pour y recueillir, mes bras alourdis
Des marées, à boire la tasse
Partie en décembre, d'une année sans nom, victime éperdue,
Des amours déçus, voguant solitaire
Vers la terre, à faire le guet
Réchauffe mon corps, mes habits trempés, et laisse dehors
La barque abimée, des tempêtes et sorts
Que la vie, de moi a joué
Quelques rêves plus loin, nous dormirons bien, quelques rêves plus loin
Plus doucement encore, nos voix se confondent
Dans un souffle, une éternité.
12/06/2011
Labeur
D'abord il y a la dune. Elle glisse entre les doigts, elle crisse sous les pas.
Dans son ventre eux sommeillent, donnant des coups, étirant les orteils
Tandis que de sa main lentement elle capture et récupère, un à un, l'orge et le grain.
Monstre marin aux lignes instables, son souffle amer sur le monde veille
Il prend garde de circonscrire, les remous et les tempêtes de ses particules asservies.
De colère et de crainte, la dune joue les Moby Dick, jamais ne se lasse, jamais n'abdique
Quand du haut de sa crête hurle, un blé maudit devant tant, tant de stérilité.
Alcôve
J'habite contre la fenêtre aux petits pas
Ils viennent de loin et rectilignes, remontent la rue comme sur un fil
Ils croisent au ciel, le bruit grossier des avions, monstres gloutons en pleine digestion
De ma fenêtre j'écoute et imagine, des chevilles fines et des talons
Pour me bercer et m'endormir, au son de la démarche d'une dame de ville
11/30/2011
The gold is cold, diamonds are dead, a limousine is a car. Don't pretend, feel what's real. (Dior commercial)
Mon cheval, tu as fier allure
Sous ta peau blonde, sous ta parure
Au corps à corps dessine le cuir de la selle
Qui au galop, fait des merveilles
J'apprends à lire, à t'écouter
A écrire le geste, le sens, l'abandon
Qui au gré des tours, des directions
Sculptent un passage où dansent tes sabots de bois.
« Je » prends du temps
J'étudie la copie d'écran de ma vie d'hier
Ce que j'ai regardé, fermé, ouvert
Je vois cette image mais ce qu'elle ne dit pas
C'est pourquoi, comment j'en suis arrivée là
La technique n'a pas oeuvré et me laisse blême
Avec mes mots, mes illusions, mes poèmes
Puis, comme à son habitude, un matin gluant m'a recouvert
L'amour est mort, l'amour-vivant d'hier.
11/15/2011
Sexy twice
Ce matin, entre l'aube et le jour, après l'effort, après l'amour
Quelques heures plus loin, au sommeil inconstant
Pas facile à trouver quand les bouches s'emmêlent
Une minute, à sortir des draps, dire j'arrête
Tes yeux se posent et soudain décident
De trouver sexy la femme debout ainsi
La seconde, sexy twice, dans la nuit du même jour,
Le tic tac de cette deuxième fois
T'es sexy, je t'embrasse, je te laisse pas le choix
D'être aujourd'hui toutes ces heures, pour deux hommes à la fois
La sexy twice que tu délaisses, que tu veux pas.
11/04/2011
Extrait de scénario # 4
- Alors?
- Alors, quoi?
- Ben, tu y vas?
- Ouais, ouais, je crois que je vais y aller
- Parce qu'il me plaît bien tu sais
- Oui, je sais. Mais c'est pas grave, tu peux. Vraiment, je veux dire
- On a le même type d'homme en fait
- C'est possible, oui
- Et lui, il est du genre à aimer les filles qui ont le même type de mec
(gloussements)
11/03/2011
Life is a bitch and then you die - Faris Nourallah
Sa robe crie pour elle
La musique nous mène par le bout des pas
Nous nous faisons vieux et semblons pourtant immortels
Nous n'avons pas grandi et ce soir allons mourir
D'une petite flamme qui de nos mains transpire.
11/01/2011
10/27/2011
La démangeaison
Au bord du, à la limite de, à ça près, j'y suis
De l'autre rive, je vois mon corps, tout prêt, hésitant à faire le pas, le saut en avant, à réunir les deux moitiés, longtemps déliées
Une pincée d'envie, un poil de frousse, tout me retient tandis que l'autre me pousse
A aller vers, à faire le pont, sortir les gros bras, casser la voix
De l'autre rive, mon moi rigole, de ce non choix, de cette chair molle
Pourtant comprend et considère, le gouffre, l'effort à faire
Plus que de courage c'est de raison , et de folie que mon vieux moi cherche pour habit
Il est au Nord, au Sud, à l'estuaire, il est au bout, en l'air, en guerre
C'est comme un pas, des pas, un chemin, un sillon
Avant le saut, le vide, la réunion.
9/11/2011
Hush, hush
Shut up mon coeur, shut up mon cerveau !
De tristes mots m'emplissent peu à peu,
M'ordonnant de finir ce que j'ai cherché.
Tandis que, comme un ricochet sur un lac
Suspendu dans son vol irréel,
Ton fantôme m'habite, semble doté d'ailes
Qui effleurent la surface, ne voulant pas couler
Dieu, qu'il est lourd ce secret à porter.
9/07/2011
Machin s Machin
In my mistakes, I hope I 've been a queen
Beautiful, lady queen
In a fur, like a silent rebellion,
Find the trace, act as a lion
During this mess, rings a surrounding bell
Throughout the land, the sixteen, the chapel
Tell the birds to shut down their old songs
Let me cry loud, be my crowd
Support my deep excess of losing,
The one I was made for.
Bi langage
under under
sous sous
my my
peau peau
il y a il y a
secret secret
le feu le feu
l'eau l'eau
people people
blind blind
and hope and hope
to know to know
the truth the truth
about about
the sky the sky
the heart la pluie
l'amour la vie
est courte speed
is gone for ever
never come back
but bright as diamant
9/02/2011
La relève
Terre d'ennui, terre d'argent et de brumes
Nous sommes sous l'eau, happés de mille tisons d'infortunes
Réunis sous les voiles grises d'un hiver précoce, saison des amours en bernes et des gestations
Écarte les algues, suis mon chant
Décline ta promesse, montre-toi
Je n'ai pas assez d'armes pour relever la tête, pas assez d'entrain pour séduire autrement que le par le mince fil déraisonnable, qui coule entre nous.
8/31/2011
Une autre époque
Irradié, soufflée par une vague de fond invisible. Comprendre que tout change, que tout est neuf, qu'il y a plusieurs vies dans une même personne. Qu'il y a des âges heureux mais qu'à certains moments on s'en tirent bien et d'autres, pas. Assister, les yeux ouverts à la fusion, à l'ébullition à cette transmutation qui multiplie, maintenant toutes les connexions. Traverser mentalement ce champ de ruines lorsque la peau grouillante d'un magma houleux n'est plus en moyen de se détendre. Voyager dans ce souvenir et se sentir glacée à l'idée de ce nouveau musée reliquaire. Ne plus pouvoir jeter du présent, encore moins du futur, ce qui désormais a été, et ne sera plus. Parce ce que c'est ainsi, maintenant. Après mûres réflexions, voici ce que je peux en dire. Je m'en tire avec un sourire, mais quelle déflagration.
Juin 2003
De l'utilité d'avoir un bon détergent
J'ai lavé les draps, les jaunes et blancs
Ceux qui ont servi, deux petites nuits
J'ai lavé ton odeur, j'ai lavé la mienne
J'ai omis de dire les mots doux les poèmes,
J'ai lavé tes yeux ta peau tes mains
J'ai lavé mon corps, déplissé mon sein,
Mais avant de laver, qu'il n'en reste rien
J'ai enfoui ma tête, une dernière fois
Deux dernières fois, trois dernières fois,
Au fin fond des draps qui sentaient le sable, le sel et la nuit,
Je garde en moi le coeur cadenassé
Ce que nous aurions pu être
Ce que nous avons été.
8/30/2011
Il faut croire
J'aurai cru que tout allait se passer avec du style
Finalement, il n'en fut rien
S'enfuir loin des précipices et des gouffres de ressentiments
Singer la fleur de lys, le lila blanc
Goûter le verre plein à ras bord
Avec l'appétit d'un soldat rentrant du front.
Les draps épais et humides un peu,
Laisserons place bientôt à une gangue pure
Couvrant à elle seule nos têtes bienheureuses,
Nous immunisant un instant de la laideur du monde.
8/27/2011
Il s'en va
Remontant la route assombrie d'un soir qui s'éveille
Assise à l'arrière, peu à peu je sommeille.
Le sel de la mer sur ma peau me pique,
Se mêle aux embruns d'algues, de sable et de crème,
Fine couche par dessus mon cuir
Sentant si bon, un été qui expire.
8/25/2011
Nous taire
Ne me dis pas de me taire quand je n'en peux plus
Ne me dis pas de m'y faire quand je n'en veux plus
Tant d'années trop à faire et la déconvenue
D'une idylle trop facile au sort déjà vu
Tu es ton propre frère tu t'étais perdu
Désormais vocifères à corps défendu
D'un monde à l'agonie où chaque saison file
(Nous ne sommes surtout plus des enfants)
Innocents et enfants nous ne sommes surtout plus
8/21/2011
Insomnia
Je dors les yeux ouverts pour ne pas perdre le contact
Les chiens aboient le ventre vide, les chiens aboient, raclent, jamais ne se lassent
Cause perdue, cause toujours
Tu fuis ton regard, là où d'autres scrutent
Ton sac d'os qui s'égare, chancelle et remue
Au bout d'un pic d'un mas tendu
Tu ne relèves pas la tête, achète à prix d'or ton sinistre sort
Debout, dehors, couché, inerte
Tu n'as plus rien en vie, plus rien en tête
Que cette lente insomnie, cette nuit sans repos
Où d'un oeil tu guettes, la querelle d'un matin à venir
Route (mal) barrée
Do it
Un jour se lancer
Vaille que vaille, la vie est trop courte
Fais-le, n'ai aucun regrets.
La vie est barrée de chutes d'erreurs et de pièges
Qui ne demandent qu'à être tentés sinon pourquoi vivre?
Face it
Le lendemain, la gueule cramée roussie de larmes amères et de boues
Je ris, je pleure, je me lave de mes passions
J'en oubliais de garder un pied sur terre
Abrutie par l'ennui, la bouche béante d'un gravier sec
Live it
Tout reste à faire à recommencer à redéfaire
J'aurais dû pu aimer comme je sais faire
« I suck my tongue in remembrance of you »
8/20/2011
Je m'énerve
Ça commence à m'agacer
Avoir, vouloir avoir
Et ça fait plotch entre tes mains
Ou ça fait rien, même.
De pas voir la queue du bout de la lumière d'après le tunnel,
De se faire trimballer par un tel, deux tels
Que tout ça n'ait pas de sens
De sentir que je dérape, que je me fâche, que je suis prête à en découdre
Que je le fais pas
D'être responsable de soi, de sa vie, de son merdier
De sa petite vie qui donne rien
D'être au bord, d'avoir envie de lâcher, qu'on me lâche.
2/26/2011
12/03/2010
4/01/2010
3/01/2010
2/13/2010
Parce qu'il faut bien en finir
Jusqu'à la fin
Ne pas vivre ces instants
Ne pas élever nos enfants
Être si bien, s'étendre au creux l'un de l'autre
Toute la vie
Je le veux bien,
Vivre sans l'ami fidèle
Ton odeur apaisante, ton épaule à la hauteur
Jusqu'au dernier souffle
Ne plus t'aimer
Ignorer jusqu'à ton existence - As tu existé ?
Se perdant chaque jour un peu plus dans un futur incertain
Pour toute la vie, quittons-nous
Jusqu'à la fin, nous oublier
2/01/2010
J'ai 30 ans (Katerine)
Taxi
1/06/2010
If you could only stop your heart beat for one heart beat - Bill Callahan
12/30/2009
Rencontrer
12/13/2009
12/12/2009
11/30/2009
Extrait de scénario #3
Remonter la boucle
Partir à Venise. Suivre sa voie. Sentir que ça va être long. Ça c’est fait. Apprendre qu’il doutait depuis le début mais que maintenant, il est passé à autre chose. Se noyer dans un verre d’eau. Me dire que je suis dans les regrets. Ruminer. Être submergée. Voir une femme aimée malgré sa maladie, partir. Ça c’est fait. Couper les ponts. Faire des bilans. Dire où on en est. Travailler dur, travailler jusqu’à n’avoir plus rien à penser. Vider son cerveau. Penser noir, pensées noires. Être perdue. Un ami m’avoue qu’il m’aime. Début de la deuxième boucle en écho.
Faire une fête mémorable. Ne pas être capable de draguer, ne pas le souhaiter non plus. Une promenade à cheval dans les marais salants. La fin de l’été qui dure. Sortir, se laisser aller, parler, jacasser, rire, boire des verres. Manger les premières huîtres. Ça c’est fait. Douiller. Le revoir. Je ne t’aime plus. Vouloir s’en détacher. Subir. Se retrouver seule. Avoir du mal à travailler. Revenir de vacances. La vie prend du temps. Refaire la peinture de la salle de bain en taupe et le salon en blanc. Installer mes affaires. Soulagée d’avoir trouvé un appartement. Prendre des médicaments. Lui donner encore des excuses. Loger temporairement chez la famille. Séparer les disques. Être dégoûtée de moi. Marcher à l’instinct. Balancer mes affaires dans des sacs pour que ça aille plus vite. Ça c’est fait. Lui dire que si je m’en vais comme ça, ça s’appelle une rupture. Début de la première boucle.
Lumières végétales
11/22/2009
Composition de toilettes
11/02/2009
Transmission (Joy Division)
Mots et usages de la technologie moderne
Statut :
Je me permets de croire que parfois ça a du bon, de dire un peu de choses sur soi dans le monde virtuel. J’en ai la preuve grâce à l’attention qui m’a été portée seulement par le changement de statut que je fais sur mon compte Yahoo. Je ne m’en servais pas beaucoup avant et puis je m’y suis mis. Il y avait une bonne âme, là derrière, qui réagissait à mes mots, qui voulait comprendre et me faire parler. Je la remercie.
I'll kill her (Soko)
Mots et usages de la technologie moderne
Bloquer :
Les réseaux sociaux sont des outils fascinants qui peuvent s’avérer redoutables dans les domaines aussi bien privés que public. L’utilisation que j’en fais est graduelle et intuitive, c’est-à-dire que je comprends au fur et à mesure que j'utilise Myspace, Twitter ou Facebook - je mets à jour celui de la radio où je travaille, je n’en ai pas de personnel - leurs fonctionnements, leurs possibilités et l’empreinte que je laisse ou que les autres y laissent. FB m’avait déjà rendue jalouse, et même en limitant au maximum les risques d’y voir des choses désagréables, j’ai eu la mauvaise surprise de voir des mots – oui, ce sont bien des mots- qui m’ont plus que blessée. Parce que c’est public et lorsque votre ex clame à toute la terre qu’il est
prêt à trouver la femme de sa vie, qu’il la mettrait bien dans sa chambre, qu’il est ok pour rencontrer la sœur de truc et que non 28 ans, c’est pas trop jeune pour lui… On a beau dire ça fiche un coup. A l’estime de soi surtout. Et à ce qu’on a mis dans cette histoire. Une seule solution : BLOQUER ! et continuer à bloquer tous les autres réseaux où « Chéri » et ses coordonnées apparaissent. Un vrai parcours du combattant, mais pas de repos avant d’avoir tout éliminé.
Friend is a four letter word (Cake)
Mots et usages de la technologie moderne
Mailing :
Je suis entrée dans le mailing d’une vieille connaissance. Je ne savais même pas qu’il avait mon mail. Je reçois désormais de ses nouvelles, il m’a donnée son adresse et nous avons un peu évoqué sa vie lors d’un échange de mails. Il fait partie de ces histoires jamais finies, ni commencées et je m’étonne en fait qu’après tant d’années, de silence et d’éloignement, il se soit décidé à mettre mon mail dans un groupe, pour que je sois informée. Cela me fait penser à cette explication donnée pour la création de l’Encyclopédie des Lumières. Le fait de compiler des informations, de les classer et de les ranger à l’abri était le signe d’un grand bouleversement à venir. La Révolution. Alors, que se passe-il chez toi ?
10/30/2009
10/17/2009
Visite de tournage
Pour la petite histoire, c'était jeudi dernier, je me suis glissée telle une souris sur le tournage du prochain film d'Abdellatif Kechiche, grâce à un pote régisseur. Ils avaient bien prévenu pourtant : No journalists, No pictures, No Camera. Bref tout c'est bien passé, je suis entrée alors que la bonne centaine de figurants en costume du 19ème siècle - la scène se passe dans un tribunal à Londres - prenait place pour les dernières prises de la journée. Alors que tout ce petit monde rentrait dans la salle d'audience de l'ancien palais de Justice de Nantes, bientôt transformé en hôtel de luxe, je fis le tour de la salle, observant tous les angles possible de l'action. Tel un capitaine de navire, le réalisateur se tenait à la proue c'est-à-dire là où siègent les juges, et attendait sans dire un mot que chacun se place. La suite m'a été racontée par d'autres : du fait de sa manière de tourner débordant après la fin de la scène, les costumières étaient elles aussi en robes, afin de pouvoir intervenir tout en continuant à filmer. Car ce qu'il prend en fait, ce sont les moments à côté, la relâche des acteurs après le mot "Coupez". Mais bon, je ne dois pas apprendre grand chose à ceux qui connaissent ce réalisateur. Pour finir sur cette petite histoire, où moi, incognito, je jetais un oeil et enregistrais mentalement tout ce qui se passait, je rencontre une copine, travaillant au tournage. Pour lui dire bonjour, j'interromps brièvement une conversation qu'elle tenait avec un jeune homme en costume. Elle me présente : "Garz..., journaliste..." Sauf que celui-ci était Benjamin, directeur de production, qui il y a un jour par téléphone avait dit : "No journalists, No pictures, No Camera". Rien de grave, mais un peu la loose quand même...
La Mouche A Chat de Moyenne Altitude

Conçue par l'expérience de la vie avec un jeune chat sauvage, qui progressivement et malgré son âge ingrat, devint un chat (taré) mais domestique, je recommande vivement l'utilisation de la M.A.C.M.A. L'observation attentive de ses multiples sauts de cabris, sa rapidité et son enthousiasme - il faut bien le dire - à s'alimenter de toutes les bêtes lui passant à porté de patte, m'ont conduit à mettre au point la Mouche A Chat de Moyenne Altitude. Ainsi, sa petite taille de chat n'est plus un obstacle face à un insecte trop habile et volant trop haut, et la mimesis quasi parfaite avec la mouche, assure un bon ratio satisfaction-plaisir-sportivité. Pour la fabriquer, rien de plus simple : utiliser une tige assez longue (au moins un mètre) et décorez-en l'extrémité avec un petit bout de tulle ou tout autre tissu, du moment qu'il bouge un peu.
Je dédie cette invention à Lilith, qui n'est plus mon chat.
10/09/2009
10/07/2009
Un nom à ma maison
Il n'y a pas de montres ni d'horloges qui fonctionnent là où je vis. Pas de Freebox qui clignote dans la nuit, pas de magnétoscope-lecteur-de-dvd-tnt, ni de chaîne-réveil. Je m'y suis habitué. Le matin, il y a la revue de presse qui me dit qu'il est 8h30. Le midi, c'est la "story du jour" de Marie Colmant qui me dit qu'il est temps de chevaucher ma bicyclette, le soir c'est... ça dépend du soir.
Bref, ma maison a un nom. C'est la maison sans heurts.
10/03/2009
And I was a girl from school (Hot Chip)

Rythmique en boule, rythmique en bulle, parfois on se sentirait bien mieux au milieu des sons. Ils sont là pour nous réconforter après tout...
Plus j'essaie de comprendre les choses, moins je saisi ce qui se passe, ce qui s'est passé, alors je me raccroche aux images. Finalement, il n'y a qu'elles qui restent. Celles que j'ai faites depuis, celles qui servent à me reconstruire, non pas autour d'une énième fiction de moi, mais plutôt comme l'a fait Wajdi Mouawad dans sa pièce Littoral, pour réconcilier le moi d'avant et le moi d'après, celui qui n'a toujours pas compris ni encaissé que tout avait changé.
C'est dans ces images, dans leurs mises en place et la concrétisation de leur résultat, que je me suis dis, ici c'est chez moi. C'est mon espace mental, que je sois la moi d'avant ou celle d'après.
2/06/2009
1/31/2009
Manifestations du 29 janvier 2009 à Nantes
1/29/2009
Extrait de scénario # 2
Elle (rigole entre deux chips avalées) : "Oui, ça date de l'époque où la célébrité était une des choses les plus communément partagées, un peu comme un souffle divin qui pouvait toucher n'importe qui, n'importe quand, n'importe où. Aujourd'hui, il faudrait plutôt dire : "Tout le monde aura droit à son quart d'heure de taule ou de garde-à-vue."
1/21/2009
je pense - je pense
je pense - que je ferais bien de ne pas voir des fois - je pense
je pense - que ça me fait du bien d'écrire cela aussi - je pense
je pense - que si j'étais victime d'un vice, ça serait la jalousie - je pense
je pense - qu'il faudrait un jour lui trouver une cure - je pense
je pense - que les coups de tatanes ne donneront rien - je pense
je pense - qu'ils seront toujours mieux que le chagrin - je pense
1/20/2009
Catch de dessinateurs à moustaches - 17 janvier 2009


Voilà, je me suis lancée dans l'animation pour grand public.
Du coup, couleur blonde, robe, talons et tout le toutim était de sortie pour une soirée à l'odeur de levure.
Difficilement visible du haut de mes 150 cemtimètres +6 de talons, entourée d'une foule brayarde, joyeuse et mutine, j'ai pour ma part tenté de donner chair à mon rôle de pompomgirl.
Une mission remplie (comme mon estomac) de bière, jusqu'au bout.
Pour finir, j'ai sorti la moustache pour vider la dernière. Certains n'ont pas compris...
J'ai une pensée émue pour El Pepito qui a tellement donné de sa personne qu'il a fini emplâtré, victime d'une malencontreuse chute de podium. Ah, c'est ça d'être une star du catch de dessin à moustache, ça n'est parfois pas vraiment de tout repos. Allez, Aïe Pepito! et remets-toi vite!
1/15/2009
1/09/2009
1/07/2009
Extrait de scénario # 1
(Elle semble être aspirée par sa cigarette)
"Il suffit de tes facéties sentimentales! Désormais, c'est moi la Reine et je dispose de tous les angles d'attaques".
1/05/2009
12/31/2008
Doigt, doitges !
Doigt devant !
La voix des doigts
Doigt sans toit
Toi sans doigts
Doigt d'abord
Direction : Doigt
Tout doigt
De l'usage du bon doigt
Le bon doigt dégobille
Les doigts ont des oreilles
Gare au doigt qui dort
Un doigt peut en cacher un autre
Sac à doigt !
Doigt débonnaire, révolutionnaire et en colère
L'arrache doigt
Doigt vert
Vert doigt
En l'honneur du doigt
Doigt d'honneur
Doigt tout nu
Doigt au naturel
Doigt debout, assis, couché
Doigt musicien
La valse des doigts
Le plus beau doigt du monde
Sur le doigt du monde
Si quelqu'un est inspiré par ces doigts à croquer, qu'il se lance...
12/25/2008
X-mas desiderata
12/22/2008
Liberté 106 !
Sa couleur pâle, l'idéal. Son côté, "J'ai roulé ma bosse mais j'ai encore beaucoup à donner" m'a charmé délicieusement.
Depuis des années déjà, j'en rêvais sans l'assumer, sans oser. Je me réfugiais dans la pédale, en me disant ça ira, je suis heureuse comme ça. Mais quelque chose me manquait.
Aujourd'hui c'est fait. J'ai craqué pour elle.
Liberté 106 Peugeot! Je chéris ton nom!
12/20/2008
Metteur au point
"START PEOPLE recrute pour un de ses clients UN METTEUR AU POINT REGION PAYS DE LOIRE H/F"
Mes quelles sont donc les qualités d'un metteur au point, la concision, la diplomatie, la tolérance, l'analyse, la synthèse? Des mains douces, agiles et en même temps, fermes?
J'aimerais tellement en rencontrer un pour de vrai! Il va me faire rêver ce metteur au point!
12/19/2008
Edito
Voici le premier jet d'un blog qui n'a d'autres fonctions que celles de vous divertir, de vous amuser, peut-être de vous émouvoir, on verra bien.
Une vitrine ouverte pour moi, des échanges peut-être...





























